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Le ridicule ne tue pas, n'est-ce pas ? [PV James]

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Lun 14 Mar - 19:07
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Amélia poussa un profond soupir d'ennui et de désespoir, vautrée dans son canapé. Elle s'ennuyait à en mourir. Depuis son accident et sa blessure à la cheville, son rythme de travail avait été grandement ralenti. Elle avait été gentiment placée à l'administration, son chef acceptant de la faire travailler un peu en remarquant que la jeune ranger allait devenir folle si on lui ordonnait de rester cloîtrée chez elle. Ainsi, elle s'occupait des rapports, aidant les plus jeunes recrues à trouver leurs marques, allant constater l'état de santé des Pokémon blessés qu'ils ramenaient au Centre Pokémon de la ville, faisait la liaison avec les autres grands pôles des Ranger sur les autres continents. En gros, malgré sa cheville blessée et son déplacement plus que maladroit en béquille, elle ne cessait jamais de s'activer, n'hésitant pas à faire des heures supplémentaires si elle en avait l'occasion. Elle ne voulait surtout pas perdre le contact avec le monde du travail qu'elle aimait tant. Et dans le pire des cas, son Evoli veillait toujours sur elle et n'hésitait pas à lui botter les fesses à sa manière pour qu'elle rentre se reposer quand ça n'était pas son chef qui lui tirait les oreilles parce qu'elle en faisait trop. Le pire était qu'on ne pouvait même pas l'accuser de zèle. Elle faisait ça avec sa bonne humeur habituelle et ressentait un réel plaisir à simplement faire son travail, sans chercher aucun avantage là-dedans. La seule tâche dont elle n'avait pas encore pu correctement s'acquitter, c'était bien l'intégration de James Grayson à Céladopole. Elle n'avait pas réellement compris ce qui s'était passé, on lui avait juste dit que puisqu'elle était blessée et donc vouée à rester au calme, elle devait s'assurer qu'il trouve ses marques dans la ville, qu'il se sente bien et... si possible qu'il les rejoigne. Sauf qu'au final, elle ne l'avait croisé que deux ou trois fois tout au plus, et pas très longtemps. Bien qu'ayant son numéro, elle n'avait jamais songé à le contacter. Ca n'était pas son genre, et elle ne voulait pas lui mettre la pression, surtout qu'on lui avait signalé qu'un « triste événement » avait eu lieu dans sa vie. Elle n'en savait fichtre rien, mais avec sa capacité légendaire à mettre les pieds dans le plat, mieux valait s'abstenir pour le moment.

Sauf que voilà, elle était en week-end actuellement, qu'il pleuvait des cordes dehors donc impossible de sortir, qu'un dimanche tout était fermé quasiment, qu'elle n'avait plus grand chose à lire et qu'elle avait déjà passé tout son samedi à lire, regarder la télé, surfer sur internet, s'occuper de ses Pokémon et écouter de la musique. Quant à dormir, elle s'était bien reposée ce matin, et n'était pas fatiguée. En gros, elle n'avait plus rien à faire et elle s'ennuyait. Et ça faisait déjà une heure qu'elle soupirait, incapable de trouver un truc qu'elle avait envie de faire, attendant presque le soir. En plus, elle n'avait plus rien à manger. Il faudrait qu'elle se fasse livrer à manger, ou bien qu'elle se contente de pâtes au beurre.

Au bout d'une énième soupir -il avait cessé de compter une fois arrivé à cent- Aramis agita les oreilles, mécontent. Sa maîtresse l'empêchait de faire sa sieste à se morfondre ainsi, et ça en devenait vraiment irritant. Si elle tenait tant que ça à bouger, il allait la balader !

L'Evoli se releva en s'étirant longuement et se rapprocha du canapé et de la table basse non loin. Il devait bien y avoir quelque chose à subtiliser, non ? Ne trouvant pas son bonheur, il décida de s'aventurer en toute discrétion dans la chambre de sa maîtresse, trouvant la chaîne en argent qu'il cherchait : un fin collier avec un Lugia en pendentif. Il s'agissait d'un cadeau qu'elle avait reçu de la part de ses parents en quittant Jadielle pour venir vivre ici et la demoiselle y tenait beaucoup.

Saisissant le bijou dans sa gueule, le petit renard retourna dans le salon et poussa un léger cri, attirant l'attention de sa dresseuse sur lui. Il attendit patiemment qu'elle remarque le collier et comprenne ce qu'il comptait faire. Ils se connaissaient depuis assez longtemps pour qu'un tel comportement paraisse clair aux yeux de la Ranger. Et une fois qu'il eut capté toute l'attention de la jeune femme, le jeune Pokémon s'enfuit, enclenchant sans aucune difficulté la poignée à battant de la porte d'entrée, et se sauva dans la cage d'escaliers.

Amélia poussa un juron tout de même amusé par la situation et s'empara de ses béquilles pour partir à la poursuite de son compagnon. Malgré sa blessure, elle ne pouvait pas prendre l'ascenseur, puisqu'elle ne savait pas où son Evoli choisirait de s'arrêter. Elle grimpa les escaliers en chancelant, n'étant vraiment toujours pas habituée à se servir de ses béquilles pour ces obstacles naturels si gênants. Elle rejoignit son Pokémon comme elle put, ce dernier veillant bien à lui faire comprendre qu'il l'attendait, avant de repartir de plus belle.

Elle ne sut pas réellement sur combien d'étages elle monta, mais elle finit par arriver chancelante sur un palier. Elle n'était plus habituée à un tel effort physique, surtout aussi rapide. Le souffle court, haletante et pantelante, elle s'adossa contre le premier mur qui passa à sa portée et regarda son Pokémon. Au début trop essoufflée pour parler, elle pointa un doigt accusateur sur lui, toujours dans un équilibre précaire.


« Tu es vraiment fourbe toi. Allez, rends-moi mon collier. »

Mais le Pokémon ne broncha pas, se contentant de fixer le bras de sa dresseuse appuyé contre le mur. Celle-ci surprit son regard et observa son bras, avant de se rendre compte avec horreur que ce dernier était appuyé sur une sonnette de porte. Ca devait bien faire deux minutes qu'elle était en train de sonner non-stop chez le pauvre résident de cet appartement. Aussitôt elle s'éloigna, confuse et regarda son Evoli.

« Allez, viens, on descend. On va arrêter de remuer tout l'immeuble. »


Mais le Pokémon ne l'entendait pas de cette oreille. Lorsque la pauvre personne chez qui Amy avait sonné pendant deux minutes consentit à ouvrir ne serait-ce qu'un peu la porte, Aramis se faufila à l'intérieur sans demander son reste.

Amélia eut le malheureux réflexe de s'élancer vers son Pokémon, oubliant momentanément sa cheville blessée et elle faillit s'écraser par terre lorsqu'un éclair de douleur lui traversa la jambe. Elle se redressa tant bien que mal et regarda chez qui elle avait sonné. L'immeuble appartenait au centre des Ranger, et il ne contenait que des logements de fonction pour les employés, elle allait forcément tomber sur un collègue. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle remarqua qu'il s'agissait de lui.


« Je euh... Bonjour. James, c'est ça ? Je suis vraiment désolée pour le dérangement, je ne vais pas vous embêter bien longtemps mais mon Evoli est rentré chez vous et je voudrais le récupérer. »

Mon dieu, elle explosait tous les records de ridicule. Elle était là, chancelante, tenant mal sur ses béquilles, transpirant légèrement et n'ayant aucune maîtrise sur son Pokémon. Voilà, si avec ça elle n'avait pas grillé toute sa réputation...
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Sam 26 Mar - 12:38
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Andrew avait eu du mal à s'acclimater à Kanto, et les premiers temps, il avait préféré rester chez sa soeur que de prendre le logement de fonction qu'on lui avait attribué. Lui aqui avait toujours tant aimé être entouré de rangers, cela l'angoissait aujourd'hui, rouvrant des blessures mal fermées. Il s'attendait à chaque instant à voir June apparaître avec un groupe de ranger de retour de mission, pensait entendre sa voix à chaque détour de couloir. Entendre tant de vie derrière sa porte fermée alors qu'il n'avait qu'une envie, c'était qu'on le laisse tranquille n'était pas facile. Mais un peu de repos dans l'élevage de sa soeur lui avait fait le plus grand bien, et il commençait à se sentir plus à l'aise. Il avait donc fini par retourner dans cet appartement de Céladopole où on attendait qu'il vienne crécher. La ligue des rangers de Kalos comme de Kanto avait été des plus prévenantes, et ne l'avait pas brusqué, acceptant qu'il s'éloigne un peu du service actif, pour sa blessure bien sûr, mais aussi pour ses séquelles et pas uniquement physiques. Tout ce qu'il devrait faire, c'était passer de temps en temps au QG, essayer de donner un coup de main s'il s'en sentait le courage. Doucement, il espérait se remettre dans le bain. Malgré les blessures, malgré la perte de June, il ne pouvait pas s'arrêter là, elle ne l'aurait pas voulu. Il avait encore des choses à faire, à donner au monde... Mais d'abord, guérir. Et les semaines passées chez sa soeur à l'élevage lui avait fait beaucoup de bien. Assez pour lui donner envie de doucement remettre les orteils dans les eaux de Céladopole.

Il avait donc décidé d'emménager la veille, perdu dans les cartons qu'il avait expédié d'Illumis à Céladopole, pleins de souvenirs de sa vie d'avant. Il n'en avait pas déballé la moitié, mais prenait ses marques dans ce nouvel appartement, assez spacieux, encore totalement blanc, comme un nouveau départ. Les cartons envahissaient la plupart du salon encore, et il n'avait pas réellement encore eu l'occasion d'acheter de meubles. Pas une seule chaise, pas une seule table, même son lit n'était qu'un matelas par terre pour le moment. Le canapé serait certainement son premier investissement. Il avait d'abord déballé les affaires de cuisine, histoire de pouvoir au moins se nourrir et ses vêtements qui se réduisaient au strict minimum. Après des années passées en uniforme, ses vêtements civils semblaient bien peu nombreux. Heureusement, il n'était pas avare en matière de tshirt basique à porter sous son uniforme dans les tons de kaki, beige ou blanc comme celui qu'il portait. Ses pokémons se faisaient plutôt bien à cet appartement. Le petit balcon était désormais la chasse gardée de son flambusard et de son amphinobi qui visiblement adoraient regarder les allées et venues des voisins. Heureusement il pouvait compter sur son Lucario pour l'aider pendant que les deux autres batifolaient dehors... Et au milieu de tout ce raffut, sa petite évoli tout juste débarqué s'amusait comme une petite folle entre les cartons.

James était ainsi en train de finir de déballer les dernières affaires de cuisine, cafetière, boites de thé, quand on sonna à la porte. Il mit quelques instants à comprendre ce qui se passait, personne n'avait jamais sonné quand il avait été là. Qui pourrait bien vouloir le voir, et pourquoi ? Empêtré au milieu des cartons, c'est Ryu qui, voyant son dresseur se relever difficilement alla ouvrir. Les jours de pluie comme ce dimanche étaient toujours douloureux, ses articulations avaient souffert et ses séances de kiné étaient loin d'être finies. Son épaule gauche le lançait encore énormément, et il l'avait en écharpe la plupart du temps. Ce qui rendait son déballage encore plus long et fastidieux avec une seule main... Le temps de se lever, il ne put que voir l'une de ses voisines probablement, manquer de s'étaler dans son entrée, et se précipita autant que possible. « Hey ? Vous vous êtes pas fait mal ? » La jeune femme se releva tant bien que mal, au vu de ses béquilles, et James eut un élan d'empathie. Ils étaient certainement tous deux dans la même situation...

« Votre évoli ? » James se retourna pour voir deux évoli se rouler par terre et pousser des petits cris suraigus. Il eut du mal à réprimer un petit rire, et comprit pourquoi elle était si épuisée... Ivy aussi était une vraie pile électrique, il se disait même qu'il la verrait bien évoluer en voltali... « Je crois qu'ils se sont bien trouvés.... Ivy tournait en rond, maintenant pour les séparer il va falloir s'accrocher...» En effet la petite evoli était pleine d'entrain, et James avait encore du mal à s'y faire. Lui qui pensait avoir trouvé un pokémon facile à élever... Mais il avait craqué en voyant cette petite bouille. Il regarda alors sa voisine, la voyant en sueur et visiblement essouflée. Il savait à quel point les béquilles pouvaient épuiser, et il sentit un élan de compassion envers la jeune femme. « Vous avez l'air à bout de souffle, rentrez donc une minute, que je vous offre au moins un verre d'eau... Je n'ai pas grand chose d'autre à vrai dire, à moins qu'un thé vous intéresse ? Je n'ai pas de chaises encore, mais vous pouvez vous asseoir sur les cartons, ils sont solides.»
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Sam 2 Avr - 16:18
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Amy était en train d'exploser le record du monde de ridicule. Après s'être miraculeusement rattrapée alors qu'elle avait failli tomber, elle constata qu'on l'avait vu. Enfin, ça aurait pu être pire, elle aurait pu réellement tomber dans le couloir au lieu de se rattraper tant bien que mal. Elle regarda son interlocuteur. Lui aussi semblait blessé, à en voir son bras en écharpe. La jeune femme secoua la tête, essayant de retrouver ses esprits qui étaient en train de se disperser dans quinze directions différentes. Elle observa donc son nouveau voisin, histoire de répondre aux questions.

« Je... Non, ne vous en faites pas, je n'ai rien. Et je suis habituée au pire, je suis assez maladroite, ahah !... Et oui, mon Evoli. Apparemment ils s'entendent plus que bien ! »


Elle pencha la tête pour regarder dans l'appartement de son voisin, remarquant qu'Aramis avait effectivement trouvé une congénère et future amie avec laquelle il était en train de jouer. Le connaissant, même si Amy insistait, il refuserait de quitter l'autre Evoli pour le moment, elle n'avait pas le choix. Elle devrait se plier aux exigences de son Pokémon. Au moins, elle était contente qu'il soit capable de sympathiser aussi naturellement avec des Pokémon étrangers. Lorsqu'elle l'avait définitivement adopté, il avait eu du mal à être serein en compagnie de Lorindol et Aerandir. Le voir ainsi évoluer, ça la rassurait quelque part. Elle secoua la tête aux propos du jeune homme en face d'elle.

« Merci, c'est très gentil à vous, et j'accepte avec plaisir. Je n'ai rien contre un thé. Mais ne vous gênez pas pour moi, un verre d'eau m'ira très bien aussi. »

En clopinant, elle pénétra dans l'appartement, essayant de ne pas s'approcher d'un carton. La connaissant, elle serait capable de se casser l'autre pied en en laissant un tomber sur elle. Elle s'assit sur un carton, tendant sa jambe blessée, ses béquilles posées près elle et observa les deux renards jouer.


« Aramis ? Je sais que tu as une nouvelle amie, mais rends-moi mon collier maintenant. Tu as eu ce que tu voulais non ? »

L'Evoli s'interrompit dans ses jeux et leva les yeux au ciel avant de se rapprocher de sa dresseuse. Il lui sauta sur les genoux avec facilité avant de déposer la chaîne et le pendentif de Lugia en argent dans sa paume ouverte. Puis, il sauta à terre et décida de retourner jouer avec sa congénère, le temps que les deux humains discutent.

Amy observa la foule de cartons autour d'elle, se remémorant son propre emménagement. Pas de meubles, quasiment rien pour se nourrir, mais l'impression d'avoir conquis le monde et d'être prête à croquer la vie à pleines dents. C'était une étape de sa vie qu'elle ne regrettait pas, même si les débuts avaient été difficiles. Et puis heureusement, elle avait trouvé le rythme et avait su vivre, s'installer, prendre ses marques. Quelque part, elle se sentait préoccupée. On lui avait dit d'aider cet homme à s'intégrer et vu l'avancement de son déballage -il avait un bras immobilisé, on ne pouvait pas le blâmer- elle avait envie de vraiment lui apporter un coup de main. Elle attendit donc qu'il revienne avec sa boisson et sourit doucement.


« Je m'excuse encore pour le dérangement et vous remercie pour votre accueil. Surtout qu'Aramis a l'air de bien s'entendre avec votre Evoli et... J'aimerais en profiter. Il n'est pas très sociable en temps normal. D'ailleurs, ne vous vexez pas s'il vous ignore ou ne vous approche pas. Apprécier le contact humain est long pour lui. »

Elle jeta un coup d'oeil à son interlocuteur. Dès le début, elle l'avait trouvé charmant. Pourtant, elle ne pouvait pas lui demander l'origine de ses blessures, elle trouverait ça trop intrusif d'entrée de jeu. Au lieu de ça, elle décida de proposer autre chose.

« Si vous voulez faire une pause dans votre rangement, vous pouvez venir me voir. Je suis à moitié en repos donc plus que disponible, et mon chef sera ravi de me voir faire une pause. Sinon je peux vous aider. A deux, on ira plus vite, même si on est tous les deux un peu éclopés. »


A dire vrai, elle ne savait même pas s'il se souvenait de son prénom. Ils avaient été présentés lorsqu'il avait récupéré le logement, mais elle ignorait s'il se rappelait de la banale brune qui avait été toute proche. Elle réfléchit au reste du programme de la journée. Concrètement, si elle ne restait pas avec lui, elle n'aurait tout bêtement rien à faire.

« Dites... J'ai une proposition à vous faire, peut-être un peu cavalière mais... Ca vous dirait de manger avec moi ? Mes placards sont vides, vous n'avez pas fini de vous installer... Je vous propose juste une pizza, ou ce que vous voudrez hein. Mais bon. Je me dis que ça peut être bien de faire connaissance si l'on est amené à travailler ensemble... »
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